Les révolutions occidentales et haïtienne, sont-elles regardées du même œil ? (Partie 1) - Transferts Critiques anglophones Access content directly
Preprints, Working Papers, ... Year : 2023

Are the Western and Haitian revolutions viewed in the same light? (Part 1)

¿Se ven las revoluciones occidental y haitiana desde la misma perspectiva? (Parte 1)

Les révolutions occidentales et haïtienne, sont-elles regardées du même œil ? (Partie 1)

Abstract

Let's narrow it down to one point. We cannot ignore the merit of the thought of Thomas Paine which - notably, following the publication of his major work Common Sense in 1776 - became the rallying cry of the American revolutionaries of the thirteen colonies hostile to British domination in America. Suffice it to say that, from whatever point of view we consider it, there should be no doubt that as distinct as these revolutions are, they are no less marked by an aspiration to freedom which must largely not only to the inspiration of the work of the Enlightenment, but also to that of the fierce fight of Thomas Paine in particular who often recognized, for example, that "all men are all of the same nature, and consequently, that all men are born equal with equal right.” This is what he calls “the unity or equality of man”. This is why he remained a thinker whose name always had “something annoying for people with useless pensions and jobs” of his time. But his revolutionary thought seems to be modeled on a sort of nationalist religion which does not allow him to cross the narrow limits of the Western neighborhood to see, in particular, the countless evils which are cruelly plaguing the rest of the world and, in particular, in the colony of Santo Domingo. Which, in a way, exposes the full limits of Paine's anti-slavery thinking. This is what Elise Marienstras notes, for example, who deplores the fact that Paine “was not himself able to escape the national particularism that he rejected”. This is the state of our reservations regarding Paine's ideas which do not turn out to be entirely inclusive. Because, every corner of the world was covered with oppression, blood, fire and iron at the same time of writing of Paine's works (between 1776 and 1783); the ideal of freedom was pursued almost everywhere and, particularly, in the colony of Saint-Domingue (1791-1804). But everything suggests that Paine only has eyes for Western space. His Eurocentrism is so zealous that it allows us to understand that only the "revolutions of America and France have thrown a ray of light into the world which has reached man", wrote Paine in 1791 in The Rights of the 'man. He never showed himself to be ineloquent or lacking in judgment when it came to "praising revolutions", or when trying to show to what extent the American continent (USA) was ripe for revolution. revolution against England, but all that, without sometimes leaving this nationalist bubble to see what is happening in the rest of the world, nor even in the colony of Saint-Domingue in a situation of revolt at the same time (1791-1804). We have paid him our homage on too many occasions for us to be able to cast doubt on the sincerity of his revolutionary thought which we had the singular pleasure of analyzing. But, if Paine had not stifled the revolution of Saint-Domingue, if he had shown less zeal and narrowness in his considerations, he would have offered a fairer and more impartial picture of the revolution of which he made himself the apostle, and therefore, he would do less harm to his merit.
Reducámoslo a un punto. No podemos ignorar el mérito del pensamiento de Thomas Paine que, en particular tras la publicación de su importante obra Common Sense en 1776, se convirtió en el grito de guerra de los revolucionarios americanos de las trece colonias hostiles a la dominación británica en América. Baste decir que, desde cualquier punto de vista que lo consideremos, no debe haber duda de que, por muy distintas que sean estas revoluciones, no están menos marcadas por una aspiración a la libertad que en gran medida debe no sólo a la inspiración de la obra de la Ilustración, pero también a la lucha encarnizada de Thomas Paine en particular, quien a menudo reconoció, por ejemplo, que "todos los hombres son todos de la misma naturaleza y, en consecuencia, que todos los hombres nacen iguales y con iguales derechos". Esto es lo que él llama “la unidad o igualdad del hombre”. Por eso siguió siendo un pensador cuyo nombre siempre tuvo “algo molesto para las personas con pensiones y empleos inútiles” de su época. Pero su pensamiento revolucionario parece estar modelado sobre una especie de religión nacionalista que no le permite cruzar los estrechos límites de su vecindad occidental para ver, en particular, los innumerables males que azotan cruelmente al resto del mundo y, en particular, a , en la colonia Santo Domingo. Lo que, en cierto modo, expone todos los límites del pensamiento antiesclavista de Paine. Es lo que señala, por ejemplo, Elise Marienstras, que deplora el hecho de que Paine “no haya podido escapar del particularismo nacional que rechazaba”. Éste es el estado de nuestras reservas respecto de las ideas de Paine, que no resultan ser del todo inclusivas. Porque, cada rincón del mundo estaba cubierto de opresión, sangre, fuego y hierro al mismo tiempo que se escribían las obras de Paine (entre 1776 y 1783); el ideal de libertad se persiguió en casi todas partes y, particularmente, en la colonia de Saint-Domingue (1791-1804). Pero todo hace pensar que Paine sólo tiene ojos para el espacio occidental. Son eurocentrisme est si zélé qu'il laisse comprendre que seules les « révolutions d'Amérique et de France ont jeté un rayon de lumière dans le monde qui est parvenu jusqu'à l'homme », écrit Paine en 1791 dans Les Droits de l 'hombre. Nunca se mostró poco elocuente o falto de criterio a la hora de "elogiar las revoluciones", o al intentar mostrar hasta qué punto el continente americano (EE.UU.) estaba maduro para la revolución contra Inglaterra, pero todo eso, sin dejarse a veces esta burbuja nacionalista para ver lo que sucede en el resto del mundo, ni siquiera en la colonia de Saint-Domingue en situación de revuelta al mismo tiempo (1791-1804). Le hemos rendido homenaje en demasiadas ocasiones como para poder poner en duda la sinceridad de su pensamiento revolucionario que tuvimos el singular placer de analizar. Pero, si Paine no hubiera sofocado la revolución de Saint-Domingue, si hubiera mostrado menos celo y estrechez en sus consideraciones, habría ofrecido una imagen más justa e imparcial de la revolución de la que se hizo apóstol y, por tanto, haría menos daño a su mérito.
Réduisons les choses à un seul point. On n'ignore pas le mérite de la pensée de Thomas Paine qui _ notamment, suite à la publication de son ouvrage majeur Common Sense en 1776 _ devient le cri de ralliement des révolutionnaires américains des treize colonies hostiles à la domination britannique en Amérique. Autant dire que, sous quelques point de vue qu'on l'envisage, il ne doit pas exister de doute qu'aussi distinctes que soient ces révolutions, elles n'en sont pas moins marquées par une aspiration à la liberté qui doit beaucoup non seulement à l'inspiration du travail des Lumières, mais aussi, à celle du combat acharné de Thomas Paine en particulier qui souvent reconnait par exemple, que « tous les hommes sont tous de même nature, et conséquemment, que tous les hommes naissent égaux avec un droit égal ». C'est ce qu'il appelle « l'unité ou l'égalité de l'homme ». C'est pourquoi, il demeurait un penseur dont le nom avait toujours « quelque chose de fâcheux pour les gens à pensions et à emplois inutiles » de son temps. Mais, sa pensée révolutionnaire semble être calquée sur une sorte de religion nationaliste qui ne lui permet pas de franchir les limites étroites du voisinage occidental pour voir, notamment, les maux sans nombre qui sévissent cruellement dans le reste du monde et, notamment, dans la colonie de Saint-Domingue. Ce qui met, en quelque sorte, à nu toute la limite de la pensée antiesclavagiste de Paine. C'est ce que remarque, d'ailleurs, Elise Marienstras, par exemple, qui déplore le fait que Paine « n'a pas pu échapper lui-même au particularisme national qu'il récusait ». Tel est l'état où se trouvent nos réserves par rapport aux idées de Paine qui ne s'avèrent pas tout à fait inclusives. Car, chaque coin du monde est couvert d'oppression, de sang, de feu et de fers au même moment de la rédaction des oeuvres de Paine (entre 1776 et 1783) ; l'idéal de la liberté est poursuivi presque partout et, particulièrement, dans la colonie de Saint-Domingue (1791-1804). Mais, tout porte à croire que Paine n'a d'yeux que pour l'espace occidental. Son eurocentrisme est si zélé qu'il laisse comprendre que seules les « révolutions d'Amérique et de France ont jeté un rayon de lumière dans le monde qui est parvenu jusqu'à l'homme », écrit Paine en 1791 dans Les Droits de l'homme. Il ne s'est jamais montré inéloquent ou en manque de jugement lorsqu'il s'agissait de faire « l'éloge des révolutions », ou, de s'efforcer de montrer à quel point le continent américain (USA) était mûr pour la révolution contre l'Angleterre, mais tout ça, sans faire en sorte de sortir parfois de cette bulle nationaliste pour voir ce qui se passe dans le reste du monde, ni même dans la colonie de Saint-Domingue en situation de révolte dans le même temps (1791-1804). Nous lui avons rendu nos hommages en trop d'occasions pour qu'on puisse révoquer en doute la sincérité de sa pensée révolutionnaire qu'on a eu le singulier bonheur d'analyser. Mais, si Paine n'eût étouffé la révolution de Saint-Domingue, s'il eût montré moins de zèle et d'étroitesse dans ses considérations, il aurait offert un tableau plus juste et plus impartial de la révolution dont il se fait l'apôtre, et donc, il ferait moins de tort à son mérite.
Fichier principal
Vignette du fichier
Les révolutions occidentales et haïtienne ...pdf (452.37 Ko) Télécharger le fichier
Origin : Files produced by the author(s)

Dates and versions

hal-04223621 , version 1 (30-09-2023)

Identifiers

  • HAL Id : hal-04223621 , version 1

Cite

Jean Gardy Levictorieux Estimé. Les révolutions occidentales et haïtienne, sont-elles regardées du même œil ? (Partie 1) : Etude de la réception de la Révolution de Saint-Domingue en Angleterre et aux États-Unis, à partir du cas de Thomas Paine (1737-1809). 2023. ⟨hal-04223621⟩
217 View
20 Download

Share

Gmail Facebook X LinkedIn More